Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 19:08

Dur, dur, long, éprouvant et un dernier tiers interminable dans un cadre magnifique : voilà le résumé de cette course.

Et puis est-ce une course ? Oui et non ; à aucun moment je n’ai couru pour battre quelqu’un. Dès que je me faisais rattraper (descente) je laissai passer de suite, jamais je n’ai poussé pour reprendre ou suivre celui qui était plus rapide. Cette course on l’a fait contre soi même et pour arriver au bout. Et la courtoisie et le savoir vivre entre coureurs est omniprésente.

Aujourd’hui je me demande comment j’ai pu courir aussi longtemps car malgré les moyennes très faibles il faut courir pour faire 18 heures surtout si l’on est un parfait nullard en descente technique. J’ai pu courir jusqu’au km 106 et les 500 derniers mètres avant l’arrivée. Le corps humain est étonnant, je savais que la tête faisait 50% des capacités mais sur la fin ça passe à 90%.

La course : approche la veille sympa, tous dans la Volvo et des bagages sur le porte vélo ; un peu à l’étroit quand même mais au moins on est dans l’ambiance.
A Nant c’est désert en comparaison avec la course des Templiers qui part dans 2 jours. Ca va être un grand moment de solitude.
On part à 4 heures du matin avec différentes approches sur les sacs qui vont de très léger (Yvan) à très lourd (Antoine). Je suis assez léger et pour moi c’est la bonne option. Il y a ce qu’il faut aux ravitos et les filles seront là pour nous aider.
Frontale sur la casquette, le peloton est compact et je sens que je ne suis pas dans un forme éblouissante, ces dernières semaines ont été dures sur le plan professionnel et je le sens ; la journée va être longue. Toute la bande qui me chambre depuis des heures pour me convaincre que je peux faire dans les 70 et 16 heures se trompe et je ne me laisse pas berner. Je pars tout doux et je resterai à ce rythme ; si les autres suivent tant mieux sinon je partirai devant mais sans forcer.
Il fait froid, énormément de vent, on met les vestes dans le St Guiral et je la garderai tout le reste de la course. Je suis avec Greg et Yvan et on est synchrones, pauses pipi communes et perte de temps mini. Bertrand nous rattrape après une descente et le début de la course se passe tranquillement à l’écoute de son corps en espérant que rien ne viendra perturber la mécanique. Je suis toujours OK mais toujours pas la pêche des grands jours. La partie nocturne est interminable, on attend de voir le paysage.
Quand le jour est levé je me dis que j’ai déjà couru 4 heures, que je vais continuer pendant toute la journée et que quand la nuit viendra je serai encore obligé de courir, ça me semble irréel.

On arrive à Dourbie au 39 km presque groupés. Les filles sont là qui aident, mais à ce stade on pourrait presque s’en passer.
La montée du Suquet démarre, en haut commence un interminable chemin en faux plat montant et descendant sur plus de 10 bornes et j’alterne 80% course et marche ; je prends le large et je vois que sur le plat je cours beaucoup plus vite que ceux qui sont autour de moi. Le peloton a explosé et les écarts se creusent très vite.
Arrivée au ravito à la mi-course avant le mont Aigoual, je suis seul et les filles me disent que j’ai l’air bien (avez-vous vu le film Papillon quand Steve Mc Queen répond au vieux tout décharné qu’il a l’air bien ?), je change de maillot, je recharge les gourdes et repars ; mais c’est vrai, après 57 kms je suis encore pas mal.
La montée est très facile mais en haut un froid de canard et un vent de folie ; on a 1 kms à courir sur le sommet, c’est infernal ; en redescendant je double un gars en chaussettes courtes et flottant de cap. Il a les jambes blanches comme la mort et il a l’air mal.

Le prochain ravito est au 70 et je commence à sentir la fatigue, les paysages sont magiques, on est souvent seul et comme toujours je double sur le plat et je me fais doubler sur les descentes. Je cours 100% des parties planes et des descentes roulantes et je suis à 7,2 de moyenne soit la moyenne (merci le GPS) que j’ai réalisée sur les Templiers 2007. Je me dis qu’il y a un truc qui cloche car sur le plat je courais beaucoup plus vite, je comprendrai après.
Ravito où je retrouve les filles qui me donnent les écarts et m’encouragent, j’ai « toujours l’air bien ».
Je repars en faisant un « Lap » à ma montre pour voir la moyenne des tronçons qui viennent car je sais que l’orga a annoncé que la course commençait au 70 ème. Les kilos défilent et je suis toujours à plus de 7 km/h de moyenne.
Le prochain ravito est maintenant mon objectif, 15 bornes. Au bout de 10 je commence à vraiment sentir la Grosse fatigue arriver. Je prends ma première gamelle dans un passage technique. La descente que je connais (Templiers 07) n’arrive pas et on a déjà fait 15 bornes. Mais il est où ce p… de ravito ? Presque 20 kms en fait et j’arrive à sec d’eau et je suis aussi très sec. La survie commence mais je sens que je peux gérer dans ce mode et que je dois pouvoir finir. Je me fiche du temps et du classement (du moment que les copains sont derrière… !).
On en est au 87, il reste donc 30 kms et ça me semble interminable alors que je crois que la fin ressemble au début. Si j’avais su ce qui m’attendait je pense que j’aurais hurlé.
Je vais arriver au km 100 de jour et ensuite j’aurais au moins ½ heure de jour et donc maxi 1,5 heures de nuit. Ca c’est la théorie et la pratique sera tout autre.
Les 13 kms qui m’amènent au dernier ravito sont durs et achèvent l’organisme ; je ne ralenti pas trop cependant, mon physique tient le coup mais je bois de plus en plus. La tête gère la carcasse.
Dernier ravito et la nuit tombe, quand je sors du hangar j’allume la grosse frontale qui tiens 4 heures à pleine puissance que Julia m’a passée à Trèves.
Le terrain est technique, très vallonné, dur et avec la nuit tout devient encore plus difficile. Je vois mal le relief, je cherche mes appuis et je sens que j’ai du perdre ma lucidité quelque part dans un fossé. Comme depuis le début les côtes sont face à pente et je bénis les bâtons qui soulagent énormément les jambes mais les bras, les épaules et plein de muscles se réveillent.
Et voilà le meilleur qui arrive, la crème sur le gâteau : la fameuse descente sur Cantobre. Des rochers blancs qui ont pris l’humidité du soir, avec un peu de terre c’est devenu une patinoire souvent au bord de précipices, c’est hyper dangereux, on voit mal, ça glisse de partout, aucune chaussure n’accroche, je prends gamelle sur gamelle et à chaque fois je me relève en étant tout heureux de n’avoir mal nulle part. Je râle, je peste, j’en ai marre et je retombe ; je ne sais plus comment aborder cette saloperie de descente et il faut pourtant bien que je la passe ! Nouvelle gamelle je me raccroche au bâton en tombant en arrière et pan le bâton carbone explose. Normal, pas de soucis de qualité, un alu aurait plié aussi.
Finalement j’arrive en bas en me disant que je vois enfin le bout, il ne doit reste que 6 kms, petite montée et descente et c’est fini.
Que nenni ! Plus loin on m’annonce 9 bornes ! On repart dans un canyon tout juste défriché où je trouve Julia et Sephora. Je pense que je vais manquer d’eau donc je remplis ma gourde vide, un bisou et c’est reparti, je n’en peux plus mais je garde le rythme.
La montée du roc Nantais est interminable, je double des gars qui sont hagards dans la nuit, tout le monde a perdu la notion des choses. On marche en attendant la fin du supplice. Je repense à mes pires nuits à moto dans le désert, les mêmes sensations. Enfin le haut parleur de la sono, il faut encore redescendre tout ça ; tous ceux que je viens de passer me repassent dans les racines, les descentes dans les cordes, j’attends la fin car celle là c’est vraiment la dernière. Le goudron, enfin, le pont, je cours vers l’arrivée, mes jambes sont légères, une bonne bosse ; je m’en fiche je cours car j’ai la pêche et je passe la ligne d’arrivée.
La veille on s’était donné ses temps pronostics, j’avais dit 18h30 ; j’ai mis 18h40…et 3h30 pour faire les 16 derniers.
Je suis mal classé, normalement je finis dans les 10% mais là c’est 25%, mais bon je suis finisher et ce truc de malade est fini et bien fini.
Je n’ai pas toute ma tête, je pers mon téléphone qui est dans ma poche, je reviens le chercher et je laisse ma médaille, on me la rend et je repars dans le mur…Sephora m’a dis que je ne finissais aucune phrase.
Massage, petit repas et les filles nous ramènent au gite.

A chaud je pense qu’avec ce genre d’épreuve on franchit allègrement la limite du raisonnable. Heureusement que la saison est finie…
Le trail c’est génial, c’est super mais halte à l’inflation du kilométrage d’autant que les organisateurs durcissent les courses en y mettant de plus en plus de dénivelé.
La bonne distance c’est de 25 à 70 kms.
Pour l’UTMB je vais attendre d’avoir un peu oublié, c'est-à-dire 8 à 15 jours…

Et puis pour finir bravo à Greg, Yvan, Bertrand et à Antoine dont le genou ne peut tenir plus de 50 bornes. Tous des guerriers car ils ont fait 5 à 15 kms de plus dans la nuit.
Merci aux filles qui ont été un soutien précieux et merci à ceux qui nous ont suivis et encouragés.
RDV aux Vulcains !
Gégé

Par Greg
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 19:57

Ma journée des Templiers

3h00 du matin, camping de la Dourbie à Saint Jean du Bruel, le réveil sonne enfin! Le sommeil fut une série de courts épisodes!


4h00, nuit noire, douceur matinale, j'attends en bordure de route Séphora, Sébi, Cyril (un copain du TTT) et Greg (qui prendra ma place dans mon lit!) qui viennent me chercher en voiture pour nous rendre à Nant, lieu du départ.

 

4h30, nous voilà sur le site du départ dans l'ambiance, la peur au ventre!


4h45, nous retrouvons Patrick qui arrive de Millau avec la navette et après quelques photos souvenir, nous nous plaçons sur la ligne de départ (On est dans le 1er tiers). La pression monte.


5h10, les discours dont l'un très émouvant, se succèdent. Puis le traditionnel "Ameno" d' ERA finit par nous faire pleurer: la peur d'affronter une telle difficulté, l'ambiance particulière font naître de telles émotions!


5h15, le départ est donné dans la lueur rougeâtre des feux de Bengale avec toujours "Ameno" pour nous accompagner et la clameur des nombreux spectateurs présents.


5h25, la route s'élève légèrement, le peloton s'étire. Patrick est parti devant. Nous restons, Sébi, Séph et Cyril, ensemble: nous avons trouvé notre vitesse de croisière à 9 km/h. Sur cette route en lacets, nous admirons ce serpentin de lucioles qui nous précède et qui nous suit.


6h00, une pente à 30% se présente. La vue des lumières des lampes frontales dans la nuit noire nous indique que la pente est rude et de suite nous devons marcher! Puis nous déroulons sur un chemin relativement plat, empruntant l'ancien tracé de la ligne de chemin de fer. De nombreux coureurs nous doublent. Nous préférons garder notre allure de "sénateur" (On suit à la lettre les conseils de prudence de notre coach, Greg, un finisher de longue date!)


7h00, les cloches de Sauclières (km 15) annoncent notre arrivée dans les premières lueurs du jour. De nombreux spectateurs nous encouragent en clamant notre prénom inscrit sur notre dossard. Ravitaillement en eau: on s'arrête quelques instants et nous voyons Séphora prendre une bouteille au vol et partir vivre sa course! Cyril, Sébi et moi, nous nous arrêtons quelques instants pour ranger dans notre sac la lampe frontale. Début des vraies difficultés : montée du Saint Guiral, une alternance de longues montées à fort pourcentage, de faux-plats montants ou descendants
. On en prend plein les yeux : le lever du soleil sur les Cévennes. On se retrouve rapidement à deux, Sébi et moi ! Chacun monte à son rythme. On en profite pour faire quelques photos. En haut du Saint Guiral, Sébi s’arrête pour se couvrir, je décide de continuer tranquillement la descente pour ne pas me refroidir. Cette longue descente en single à travers les pierres est belle. Les sensations sont bonnes. Une montée abrupte à 3 km de Dourbies se dresse devant nous. Je m’aperçois que mon camelback est vide ! Dans la montée, des supporters de l’ASPTT Blois nous encouragent : Christophe Harson, Régine et Claude Souriau.


10h23, arrivée dans Dourbies (km39). L’émotion à l’état pur ! De nouveau des applaudissements, des encouragements par notre prénom et tout à coup, Mathilde, Julie et Hadrien ! Les yeux s’humidifient !
Puis Fabienne qui m’accompagne en courant jusqu’à notre point de ravitaillement personnel : c’est intense ! Greg remplit mon camelback en me donnant des conseils pour la suite du parcours. Il m’avertit qu’ils ne seront pas au prochain ravitaillement et qu’il faut prendre toutes les provisions avec moi. Fabienne est aux petits soins : changement de tee-shirt, massage. Greg me dit qu’il est temps que je reparte. J’aurais aimé que Sébi arrive pour repartir avec lui. On se loupera de 3 mn !

 

10h34, je repars seul à l’assaut de la Crête du Suquet, une longue montée entre 20 et 30% que l’on fait en marchant. Le soleil brille et ça donne le moral ! J’arrive au sommet et je commence la descente assez roulante vers Trèves. C’est alors que mon genou droit se décide à me faire souffrir ! Je ralentis mais cela m’élance encore jusqu’à tétaniser toute la jambe droite par moments. Des idées noires commencent à naître dans ma tête ! Et si je ne pouvais pas finir surtout que j’arrive dans une zone de kilométrage inconnue pour moi !?

12h10, j’arrive tant bien que mal à Trèves (km 49). Je m’arrête au ravitaillement, avale des morceaux de bananes, boit du perrier et de l’eau. Je ne vois pas le stand pour remplir mon camelback, trop préoccupé à prendre contact avec le stand de soins. Je décide de compléter ma boisson énergétique avec du perrier et du coca ! Puis je me dirige vers la tente des ostéos pour montrer mon genou. Je tombe sur un ostéo super sympa qui m’installe sur un lit de camp, le 2ème près de l’entrée. Il me questionne puis manipule mon genou et le masse à l’aide d’une pommade à l’arnica. Pendant ces 5mn d’intervention, j’avais l’œil sur le passage des coureurs. Je ne voulais pas louper Sébi. Mais pas encore de Sébi ! Je repars regonfler par les paroles encourageantes de l’ostéo. J’attaque la montée vers le plateau des Causses en marchant comme tous les autres concurrents qui m’entourent ! Après une vingtaine de minutes, j’aperçois en contrebas, mon Sébi, mon frère de peine !!! Ouf ! Je l’appelle et l’attends dans le lacet suivant ! C’est tellement mieux à deux !

 

Nous arrivons sur le plateau des Causses. Nous avons du mal à relancer l’allure mais on essaie de s’y coller ! Je m’aperçois que Sébi a le visage tout blanc ! Nous continuons malgré tout l’aventure en alternant marche et course selon le relief. Puis arrive la descente de Saint Sulpice : un vrai calvaire ! Mon genou n’est pas guéri ! Il va falloir serrer les dents pour terminer !


Nous attaquons la montée vers le plateau qui domine Cantobre. Nous formons un petit groupe animé par un gars qui mène l ‘allure ! Ce petit groupe se disloque sur le plateau : certains s’arrêtent, d’autres marchent et quelques autres courent. Nous alternons les deux allures.
Nous arrivons enfin au-dessus de Cantobre. Il faut se lancer dans la descente, 30mn d’une descente abrupte dans les cailloux avec de hautes marches en pierre. Une véritable souffrance ! Mais certains ont l’air plus mal en point que nous !

 

15h00, nous finissons la descente et apercevons Julie et Mathilde ! Quel moment émouvant ! Nous nous remettons à courir ! (Il faut voir la vidéo !) Nos fidèles accompagnateurs sont là, à Cantobre

(km 62) et ce malgré une attente interminable ! Patrick et Séphora sont passés depuis 1h30 ! Je m’arrête près de Fabienne et Florence. Fabienne masse mon genou douloureux. Puis je me restaure au ravitaillement de l’organisation : raisins secs, bananes et eau pendant que Sébi remplit son camelback.
Nous repartons regonfler comme des ballons : la présence de ma famille et amie fut un stimulant  incomparable! Les premiers kilomètres grimpent mais de nombreux spectateurs se sont massés au départ de la montée. C’est incroyable ! On arrive sur le plateau du Roc nantais !  Nous entendons les haut-parleurs ! On se remet à courir ! J’avoue à Sébi que j’ai oublié d’emporter le gel « coup de fouet » au moment où nous doublons un concurrent. Ce gars que je ne connaissais pas m’en propose un aussitôt ! C’est ça l’esprit trail !


Nous arrivons au début de la descente qui nous mène à l’arrivée, descente que je redoute depuis un petit moment. Ce fut 20mn à en chialer mais quelle délivrance lorsque nous arrivons au pied du village de Nant. Tous nos supporters sont là, Patrick et Séphora aussi ! Nous remontons jusqu’à l’arrivée entre 2 haies de spectateurs qui nous félicitent en nous apostrophant par notre prénom. La dernière petite montée est avalée en courant malgré les jambes lourdes et enfin le corridor d’arrivée tant attendu, vu et revu sur les vidéos de « youtube » !


16h43, après 11h23’35’’ d’effort, Sébi et moi, franchissons, main dans la main, la ligne d’arrivée tant désirée!

Nous sommes devenus en ce dimanche 25 octobre 2009, des finishers et c’est avec fierté que nous pourrons montrer notre tee-shit !

 

Merci Sébi pour ta présence pendant la course, merci Fabienne, Mathilde, Julie, Florence, Hadrien et Greg pour votre aide aux ravitaillements : vous avez été formidables !


Bravo à Séphora et Patrick pour votre performance (moins de 10h00 !) et je sais de quoi je parle !!!

 

 

PS : Quand on a vécu « les Templiers », on est marqué au fer rouge ! Le soir même plus jamais et le lendemain on demande la date de 2010 pour y retourner !!! C’est beau, c’est émouvant mais que c’est dur !!!

Par Greg
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 14:50

Inutile de préciser qui nous a embarqué dans l’Endurance Trail des Templiers… Bertrand bien sûr…

C’est le même énergumène qui s’est chargé de nous inscrire sur la course, puisque nous étions quelques-uns à avoir des soucis de connexion internet lors de l’ouverture des inscriptions, en décembre dernier. Nous étions donc, parmi les premiers inscrits.

Avec 66 kilos affichés sur la balance le 1er janvier dernier, alors que mon poids de forme est d’environ 54/55 kilos, il fallait que je me fasse violence pour perdre quelques kilos superflus pour être en état de courir pour la seconde année consécutive l’ECO TRAIL de Paris, première étape de notre préparation à l’Endurance Trail des Templiers.

Les 80 km de l’ECO TRAIL se passent bien. Course effectuée en compagnie de Séphora, qui découvrait les joies de l’ultra à cette occasion.

L’ECO TRAIL terminé, il reste un peu plus de 7 mois pour se préparer à mon « objectif » 2009. Je profite des mois d’avril, mai, juin, juillet et août… pour ne rien faire, ou vraiment pas grand chose en tout cas. Résutat, fin août, j’ai repris quelques kilos, je ne me suis pas entraîné et il est logique que je n’arrive pas à suivre Séphora lors des quelques courses effectuées en fin d’été. Lors du retour du trail de La Pommeraye (49), abandonné a 16ème km, soit à la moitié du parcours, je pense à, soit participer uniquement à la Grande Course des Templiers (70 km), soit ne pas participer du tout. Donc ne pas faire l’Endurance Trail long de 120 bornes. Je me laisse une semaine pour reprendre l’entraînement sérieusement et d’aviser ensuite.

Donc début septembre, je reprends l’entraînement assidûment, je perds quelques kilos (pas assez c’est sûr, mais quelques-uns quand même) et je retrouve une motivation certaine.

C’est donc avec 6 bonnes semaines d’entraînement, dont deux avec 140 km hebdomadaires, que je me présente sur la ligne de départ de L’Endurance Trail.

Même si je suis relativement confiant, quelques incertitudes tout de même subsistent. Notamment dû au fait que je n’ai pu suivre Séphora à la fin d’un trail de 26 km à Blois 2 semaines avant la course… Bref, passons !!!

Comme d’habitude, nous rejoignons Gégé chez lui pour nous rendre au Domaine de Gaillac, lieu de notre hébergement, situé à 10 minutes de Nant (lieu de départ des courses organisées à l’occasion du festival des Templiers).

C’est qui « nous » ? Il s’agit de Julia et Séphora, qui assureront tout au long (ou presque) de la course, nos ravitos et notre assistance matériel et surtout morale. Parmi les coureurs, il y a, Bertrand, Ivan, Antoine, Gégé et moi.

Sur les cinq trailers du TTT, seul Bertrand a déjà dépassé les 80 km en trail.

Les préparations de nos sacs respectifs, la veille du départ, se font dans la bonne humeur, le « chambrage » évidemment et un peu de sérieux quand même, histoire de ne rien oublier !

4h00 du matin vendredi, la musique d’Era sonne le départ de la course. Dès le début nous courons à trois. Ivan, Gégé et moi. Nous supposons que Bertrand et Antoine sont derrière nous.


Vous vous doutez que notre rythme est lent. Pas question pour nous de prendre des risques et de partir trop vite.

Vers le 9ème km Bertrand revient sur nous et c’est donc à quatre que nous nous dirigeons vers le premier ravito en eau à Sauclières. Julia et Séphora sont là, prêtes à nous donner nos bâtons, que nous n’avions pas le droit d’utiliser jusque là. Séphora me tend mon second sac, je lui donne celui que j’ai sur le dos et je pars rejoindre les copains qui eux sont au point d’eau. Non sans avoir vérifié que j’avais bien de l’eau dans mon réservoir… Private joke pour Guillaume !

C’est à trois, Ivan, Gégé et moi que nous débutons l’ascension du Saint Guiral. Le vent souffle très fort, cela ne nous gène pas, puisque nous sommes abrités par les arbres. Par contre, on imagine qu’à découvert cela doit être terrible !

Le jour commence à se lever, la montée devient plus abrupte, nous enfilons nos vestes que nous n’avions pas encore mise, puisque nous sommes sortis de la forêt.


C’est dans la descente qui mène au premier « vrai » ravito, à Dourbie, que Bertrand que nous avions perdu depuis Sauclières nous rejoint. C’est donc tous les quatre que nous rejoignons le ravito et les filles qui nous attendent patiemment (ou impatiemment !). A nouveau je change de sac, puisque entre chaque ravito Séphora remplit mon sac de boisson et me remet de quoi m’alimenter (gels et aliments salés). Car je ne souhaite pas m’arrêter longtemps sur les ravitos. Non pas pour gagner du temps, mais parce que je sais, que plus les kilomètres passent, plus les jambes se tétanisent et plus il est difficile de repartir. Pour l’instant les jambes sont bonnes. Cela fait 5h11 que nous sommes partis lorsque je débute l’ascension de la crête du Suquet, situé juste après le ravito. Je sais que Ivan n’est pas encore partit mais que cela ne saurait tarder, quant à Gégé et Bertrand je ne sais pas où ils sont. Mais je pense que Bertrand est devant.


C’est donc tout seul, comme un grand, que j’arrive au sommet de la crête du Suquet. Je l’ai monté doucement, à mon rythme, sans chercher à m’accrocher à qui que ce soit. La route est encore longue, nous n’avons fait que 39 km, soit un tiers de la course.

Je me retourne au sommet je vois Ivan et sa veste jaune fluo (très pratique pour le situer) à une centaine de mètres derrière moi et Gégé lui est revenu sur moi.

Nous entamons une large piste, relativement plate est très roulante. Pas un caillou, ni une racine à l’horizon. Gégé prend son rythme, je le laisse partir, je sais que sa vitesse de base est supérieure à la mienne. Par contre j’attends Ivan qui court à la même vitesse que moi, mais 100 mètres derrière. Le temps passera plus vite à deux, surtout avec un copain, plutôt que seul. D’autant plus que ce passage est très monotone. Une piste large, sur laquelle les voitures peuvent passer sans problème, vous imaginez le peu de technicité de cette partie du circuit. Quelques faux plats descendants et montants rompent un tout petit peu la monotonie. Par contre, alors qu’il n’y a que très peu de relief, déjà certains marchent… Est-ce une tactique ? Ou l’impossibilité de trottiner qui leur impose une marche forcée ? J’espère pour eux que c’est la deuxième solution proposée, car sinon, je pense qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge !!!

Nous retrouvons, Ivan et moi, un peu plus de relief à l’approche du ravito du 57ème kilomètre. Julia et Séphora sont toujours là, fidèles à leur poste. A nouveau un changement de sac pour moi et nous repartons après 8h00 de course à la montre. Ni Ivan, ni moi, ne possédons de GPS. Et pour la première fois sur une course, j’aurai en avoir un… Surtout à la fin…

Les sensations sont bonnes, on arrive toujours à courir quand le relief nous en offre l’opportunité.

Le sommet du Mont Saint Aigual n’attend plus que nous… et les 700 autres partants. En enlevant tous ceux qui sont déjà passés, car à la surprise générale un bénévole nous apprend que nous sommes pas en tête. D’un commun accord avec Ivan, nous décidons de laisser les premiers se griller et de revenir sur eux plus tard… beaucoup plus tard, beaucoup beaucoup plus tard. A Nant si tout va bien.

Nous sommes presque arrivé au sommet du Mont Saint Aigoual, Ivan qui est venu ici cet été, me dit que nous serons protégé du vent, qui souffle à 120 km/h, dans la descente, puisque nous allons basculer directement de l’autre côté. Jusque ici, même si nous entendons le vent, il ne nous gène pas, nous sommes protégé.

C’est marrant, mais il me semble que nous ne basculons pas directement et qu’au contraire nous partons vers le plateau qui est (très) exposé au vent… Ivan ? Un commentaire ? On en rigole. D’autant plus que cela ne durera que 500 mètres.


Le temps n’est pas désagréable, mais les rayons du soleil ne sont pas très présents non plus. Mieux vaut ça que de la pluie de toute façon. Il y a environ 10 kilomètres en le sommet du Saint Aigoual et le ravito du 70ème, quasiment tout en descente. Nous descendons prudemment, même si il n’y a rien de technique, nous préférons épargner nos muscles, la route va être encore longue. Du coup, on se fait un peu doubler. Mais c’est avec le moral et toujours des jambes en état de courir que nous rejoignons le ravito du 70ème et les filles bien entendu. Nous prenons notre temps au ravito, sans pour autant traîner. Nous savons qu’il reste 17 km avant le prochain ravito et une cinquantaine de kilomètres avant l’arrivée. Le profil annoncé sur la carte n’est pas impressionnant et il est signalé une belle descente avant Trèves, lieu du prochain ravito.

Deux ou trois kilomètres après avoir quitté le ravito, Ivan me dit de partir seul, il préfère marcher et moi je préfère courir (même si c’est un bien grand mot…). Sachant que ce n’est pas la première fois que Ivan me le dit, je décide de continuer sur mon élan. Même si il s’agit d’un élan lent. Je sais qu’arriver à Trèves je connais le parcours puisqu’il est semblable à celui des Templiers. Je sais aussi, que je me suis grillé dans la descente sur Trèves la dernière fois que j’ai participé au Templiers. C’est donc tranquillement que j’aborde cette descente.


Devinez qui est là au ravito ? Julia et Séphora bien sûr. Bien pour la logistique et très bon pour le moral. Ce dernier va bien, mes jambes aussi. Mon passage au ravito n’est pas très long. J’entame la montée qui nous fait rejoindre le plateau, je connais cette partie. J’avais anticipé cette portion du circuit en me promettant de la monter très lentement pour arriver sur le plateau suffisamment frais pour réussir à courir.

Dès le début je me fais doubler par un groupe de 5 ou 6 trailers. Je ne verrai plus personne pendant pas mal de kilomètres. J’arrive au sommet 35 minutes après le début de l’ascension. Ce n’est pas pour moi que j’ai regardé mon chrono, mais pour le communiquer à celle et à ceux qui feront les Templiers dans deux jours.

Arrivé sur le plateau, que je crains un peu, puisque je ne l’ai jamais passé en étant bien sur les deux éditions des Templiers auxquels j’ai participé, j’allume ma frontale. La nuit commence à tomber. Je sais qu’il reste une dizaine de kilomètres pour arriver au 100ème km, soit au prochain ravito. J’arrive à courir, ça va bien, le moral est bon… puisque je continue de courir. Pas vite, mais je cours. Je reviens sur un concurrent qui m’a doublé quelques temps avant. Il est d’Orléans et nous avons pas mal de connaissances communes. Des copains de l’ASFAS TRI en particulier. Nous discutons quelques minutes et je laisse partir Fred dans une descente. Tiens y’a une descente ? Elle ne doit pas être longue, ni technique, je n’ai rien vu sur le profil.

La prochaine fois je regarderai mieux le profil…

Grosse descente de 2 km, bien raide, bien technique, dans la nuit noire et obscure ! Et qu’est-ce qu’il y a après une descente de 2 km, bien raide, bien technique, dans la nuit noire et obscure ? Je vous le demande ! Une montée de 2 km, bien raide, bien technique, dans la nuit noire et obscure ! Je ne souffre pas plus que ça dans la montée, mais je ne mettais pas préparé psychologiquement à mettre autant de temps pour rejoindre le ravito du 100ème. Je rattrape le petit groupe qui m’avait lâché dans la descente et je prends la tête du groupe après les avoir rejoints. Arrivé au sommet, je reçois un message sur mon répondeur de Guillaume. A ce sujet je remercie vivement toutes les personnes qui ont pris de mes nouvelles tout au long de l’Endurance Trail. Séphora a du jouer le rôle de standardiste toute la journée… et une partie de la nuit. Je me fais d’ailleurs à ce moment la réflexion que : soit il y a quand même des gens qui m’aiment un peu, soit il y a des gens qui souhaitent ma disparition…. Je préfère ne pas trop y réfléchir ! M’en fous, je continuerai d’écrire des conneries sur les forums !!!

J’arrive au sommet. Le bénévole qui était au pied de la montée (ou en bas de la descente c’est comme on veut) m’a annoncé 2 kilomètres d’ascension (ça c’est fait) et 4 kilomètres « roulants » (et ça c’est pas encore fait). Ce qui m’étonne c’est que je traverse trois routes (certes petites) sur lesquelles il n’y a pas de commissaires !!! Sans doute pas facile de trouver des bénévoles un vendredi soir. Mais quand même…

16h00 de course et j’arrive au ravito du 100ème. Les bénévoles sont radieux, les trailers beaucoup moins… L’ambiance n’est pas franchement à la rigolade. En plus nos meilleures supportrices, Julia et Séphora ne sont pas là ? C’était prévu. Inutile de s’attarder dans ce trou à rat, y’a pas d’ambiance, personne ne danse et y’a même pas de DJ. En plus j’aime pas les boites.

Un bénévole annonce qu’il y a environ 4h00 de course jusqu’à l’arrivée. Pour faire 16 bornes… Quand je vous dis qu’elle est toute pourrite l’ambiance dans cette boite !

Un coup de fil pour dire à Séphora que ça va bien et que je devrais arriver dans environ 4h00. Elle trouve que 4h00 pour faire 16 km c’est beaucoup !!! Ba ouais je sais !

Je repars en trottinant et après quelques minutes (10 ? 20 ? 30 ? je ne sais plus) j’entame une descente sévère et technique. Je rattrape le petit groupe qui m’avait lâché dans la descente et je prends la tête du groupe après les avoir rejoints. Arrivé au sommet, je reçois un message sur mon répondeur de Guillaume. A ce sujet je remercie vivement toutes les personnes qui ont pris de mes nouvelles tout au long de l’Endurance Trail. Séphora a du jouer le rôle de standardiste toute la journée… et une partie de la nuit. Je me fais d’ailleurs à ce moment la réflexion que : soit il y a quand même des gens qui m’aiment un peu, soit il y a des gens qui souhaitent ma disparition…. Je préfère ne pas trop y réfléchir ! M’en fous, je continuerai d’écrire des conneries sur les forums !!!

Donc arrivé au sommet, nous retrouvons le plateau quitté tout à l’heure et nous partons rejoindre la fameuse descente de Cantobre.

Sauf, que nous sommes sur le plat et que je n’arrive plus à trottiner… J’essaye à trois reprises et je suis obligé de faire comme les copains, c’est à dire marcher. Peu à peu ils prennent de la distance et je les laisse filer. Mon but est maintenant d’atteindre le début de la descente de Cantobre.

Déjà de jour et en étant moins entamé, je ne l’aime pas cette descente. Vraiment raide, très technique, des grosses pierres et des gros cailloux qui s’enchaînent. Bref, le rêve quand on a presque 20h00 de course dans les pattes.

A ma surprise, pas l’ombre d’un bénévole à l’entame de la descente, juste une corde longue de… 2 mètres !

J’avance,  doucement, toujours pas de bénévole et toujours pas de cordes. Je m’aide des bâtons, je m’assoie sur les pierres pour les descendre, je m’accroche aux arbres, aux bosquets. Toujours pas de bénévole…

Je continue d’avancer, doucement. Et là, enfin, des bénévoles. Très sympa. Pas nombreux, mais très sympa.

Honnêtement, je trouve l’organisation vraiment légère au niveau sécurité. Entre les routes traversées sans commissaire et les deux descentes (Cantobre et le Roc Nantais) avec très peu de sécurité, mieux vaut qu’il ne nous arrive rien. Surtout que la sécurité est bien plus présente lors de la Grande Course des Templiers.

Me voilà enfin en bas de la descente de Cantobre. Alors que je m’attends à retrouver les chemins que je connais, il n’en n’est rien. Nous ne prenons pas le même circuit que les deux éditions des Templiers auxquels j’ai participé.

Pas grave, il faut de toute façon continuer à avancer. Tiens ! J’arrive à nouveau à courir. Bonne nouvelle. Certes, pour l’instant ça ne sert à rien puisque on entame l’ascension du Roc Nantais. Un coup de fil à Séphora, qui me rejoint, m’encourage et me dit « à tout à l’heure ». Vivement « tout à l’heure » !

Une fois de plus les bâtons me sont très utiles et soulagent mes jambes. Je double une jeune femme, qui a du mal à monter, je lui file un morceau de Gatosport salé en lui disant que ça allait passer. Forcément, j’ignore si ça va passer ou pas, mais je me contente évidemment de l’encourager.

La montée se passe bien, au sommet un trailer me rejoint. Un Vendômois qui participe à son troisième Endurance Trail, il a donc participé à toutes les éditions.

Il part en trottinant sur la partie plate, au moment où nous passons devant la tente des secouristes. Il reste 1 km de plat avant le début de la descente. Qu’elle est longue cette partie lorsque l’on marche, mais qu’elle est longue ! Je me fais doubler par 7 ou 8 coureuses et coureurs sur cette partie.

Comme pour la descente de Cantobre, il n’y pas de bénévole pour le début de la descente du Roc Nantais… Par contre il y a des cordes, c’est déjà ça.

La descente est évidemment délicate à appréhender, mais je prends mon temps, je suis prudent, je n’ai pas le début d’une crampe., donc ça va.

J’entends la voix du speaker, qui annonce l’arrivée du coureur Vendômois avec qui j’étais tout à l’heure (je lui ai demandé son nom). Je sais que je ne suis pas tout à fait arrivé, car je n’avance vraiment pas vite et je sais que malgré le fait que nous dominions le village de Nant et l’aire d’arrivée, il reste encore un peu de distance.

La fin de la descente est un peu plus « roulante », je m’arrête faire pipi quelques centaines de mètres avant l’arrivée. Je prends mon temps, je savoure, je vais être finisher de l’Endurance Trail des Templiers.

Dernière montée, je rentre sur le petit parc de Nant, je vois Séphora caméra au poing, un petit coucou, je passe la ligne d’arrivée de ses 117 km en 20h47mn.

Je me dis que La Diagonale des Fous va être très difficile… Mais cette fois-ci nous serons deux.

 

BILAN :

 

Matos :

Je ne passerai plus des bâtons, c’est un avantage certain.

Les grandes poches que j’ai fait coudre sur mon collant m’ont valu quelques commentaires de trailers envieux. Cela permet d’avoir plus de choses (gels, mouchoirs, tube de sporténine etc…) sur soi et surtout à portée de main.

J’alternais au ravito le changement de mes sacs, une fois le Salomon et une fois le Decathlon (auquel j’ai rajouté deux poches à la poitrine) ; Rien à signaler, j’avais déjà testé.

Alimentation :

Un gel toutes les heures (sucré, salé et anti-crampes), ma boisson salée à la tomate (Punch Power), des mini-babybels, un peu de Gatosport salé, la boisson neutre de chez Punch Power, un comprimé de sporténine toutes les heures. Une recette approuvée depuis quelques temps qui me réussit. Je ne change rien… et je dépose un brevet.

Le parcours et l’organisation :

Dommage que nous passions dans les coins les plus sympas de nuit. On avait qu’à courir plus vite, c’est tout. A ce sujet, j’aurai préféré un départ à minuit. Ce qui permet à des coureurs de mon niveau (la majorité des trailers engagés) de passer les passages les plus délicats de jour. Si tel était le cas, le premier arriverait vers midi, il courrait donc 8h00 de nuit et 4h00 de jour. Je me trompe peut-être, mais il me semble que les médias et les spectateurs seraient présent à cet horaire.  Moi je courrais 10h00 de jour et 10h00 de nuit.

J’ai trouvé l’organisation « légère » au niveau de la sécurité. Il y a pas mal de routes que l’on a empruntées ou traversées sur lesquelles il n’y avait pas de bénévoles.

Je pensais trouver des bénévoles, comme pour la Grande course des Templiers, au début des descentes de Cantobre et du Roc Nantais, il n’en n’était rien. Il y avait juste 3 bénévoles au milieu de la descente de Cantobre. Peut-être suis-je trop exigeant ? Où peut-être n’ai-je pas compris l’esprit d’un ultra trail ? Je précise qu’il n’y a aucune ironie dans mes propos. Peut-être est-ce plus délicat de trouver des bénévoles le vendredi dans la journée et le vendredi soir plutôt que le week-end ? Car les bénévoles sont en nombre sur la Grande Course des Templiers le dimanche. Au même endroit que sur l’Endurance Trail.

Quant à l’éventuelle difficulté de trouver des bénévoles pour assurer la sécurité des trailers sur une course, je pense savoir de quoi je parle.

J’ai apprécié le parcours, il est vrai que certaines parties roulantes étaient un peu monotones, mais j’étais avec Ivan à ce moment là, c’est plus facile. Et je me disais, que certes, ce n’était pas forcément les plus beaux passages que l’on peut trouver dans la région, mais au moins on avançait plus vite que dans des portions techniques. Donc, moins de temps de course à la fin… Et c’était suffisamment difficile pour moi comme ça.

Médical :

Un tout petit peu mal au genou pendant la course, rien de grave. Ivan m’a dit qu’il fallait que je me muscle, notamment en faisant des battements à la piscine… mais il faut aller dans l’eau…

Sinon, rien à signaler !

Bilan du bilan :

J’ai participé deux fois à la Grande Course des Templiers (70 km), une fois à l’Endurance Trail (116 km), maintenant place à la Diagonale accompagnée de Séphora !

 

 

 

Par Greg
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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /2009 19:33
En exclu les résultats du Trail des Sorcières.
Toutes les infos et nos CR concernant notre déplacement sur l'Endurance Trail et la Grande course des Templiers dans la semaine. Promis !

Res_13Kms-1-.xls Res_13Kms-1-.xls Res_20Kms_Dimanche-1-.xls Res_20Kms_Dimanche-1-.xls Res_20Kms_Samedi-1-.xls Res_20Kms_Samedi-1-.xls Res_33Kms-1-.xls Res_33Kms-1-.xls Res_defi-1-.xls Res_defi-1-.xls Res_Ultra-1-.xls Res_Ultra-1-.xls
Par Greg
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 17:06

Y a t-il quelqu’un lisant ceci qui a les compétences pour nous faire une belle bannière pour le site ? Si tel est le cas, n’hésitez pas à nous contacter sur teamtrailtouraine@gmail.com

 

Autre sujet, il s’agit évidemment des Templiers ! Nous partons demain matin pour Nant, tous dans la voiture de Gégé avant de prendre le départ de l’Endurance Trail vendredi matin à 4h00. Nous sommes tous très très confiant et visons chacun la première place au scratch…

La vérité ? On a peur et notre seul et unique objectif est d’aller au bout de ces 116 km.

La vue que l'on aura du Mont Aigoual

Objectif identique pour Séphora, Cyrille et Jean-Marie qui découvriront pour la première fois les 72 km de la course dimanche matin.

Nous vous tenons informé au plus tôt. Notamment par le biais du forum.

100 % de finishers ! On y croit !

Enfin, à découvrir la présentation de Jean-Maie dans la rubrique « C’est nous ! »

Par Greg
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